Paris, le 5 avril 2019

Après un mois d'un conflit social qui ne cesse de s'amplifier, les douaniers espéraient de leur ministre, Gérald DARMANIN, et de leur direction générale, de nouvelles propositions permettant de sortir de la crise.

Maltraités pendant de nombreuses années, subissant d'incessantes restructurations, avec 6000 suppressions d'emplois en 25 ans, la mise en place d'un Bréxit «low cost», sans effectifs suffisants, et sans moyens à la hauteur des enjeux, c'est trop pour les douaniers qui attendent un geste fort de la part de Bercy afin de voir leurs légitimes revendications prises en considérations.

Pour seule réponse, Bercy et la Direction générale des douanes, font preuve d'un véritable mépris à l'égard d'agents qui, jours et nuits, servent leur pays dans des conditions de plus en plus dangereuses et de plus en plus difficiles.

A la Discussion, Gérald DARMANIN privilégie la repression, faisant intervenir les forces de police afin d'empêcher les douaniers d'effectuer leurs contrôles visant à lutter contre la fraude.

C'est pourquoi les déclarations de leur directeur général qui, par voie de presse, annonce que la proposition initiale n'a pas évoluée, sont vécues comme une trahison par les douaniers. Leur colère n'en est que plus forte.

En conséquence le syndicat UNSA DOUANES appelle l'ensemble des agents à reprendre le mouvement et accentuer la pression sur le gouvernement.

Vincent THOMAZO
Secrétaire général UNSA DOUANES

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