Dans le contexte de forte pro­gres­sion de l’épidémie que nous connaissons, des mesu­res d’urgence doivent être prises par nos dirigeants, à l'instar du dernier décret concernant les personnels vulnérables. Certaines des demandes ci-après sont d'ailleurs posées depuis le mois de septembre : les atermoiements des employeurs publics ne sont plus accep­ta­bles !

 

Tout d'abord, l’UNSA Douanes constate amèrement l'abandon pur et simple des personnels vivant sous le même toit qu’une personne vulnérable au Covid. Il est fortement regrettable que le décret 2020-1365 du 10 novembre 2020 n’aborde pas le cas des agents concernés par cette situation.

Face à un virus dont les modes de transmission ne sont pas formellement établis, les agents vivant avec une personne vulnérable viennent travailler avec la boule au ventre. Ils redoutent, à juste titre, de contaminer leur proche bénéficiant d'une mesure de protection par leur propre employeur. 

Pour l’UNSA Douanes, et par principe de précaution, ces agents devraient pouvoir bénéficier des mêmes mesures de protection que les agents reconnus vulnérables au Covid, ainsi qu’un droit opposable au télétravail lorsque le poste occupé le rend possible.

Ces mesures étaient d'ailleurs en vigueur lors du premier confinement. Par ces mesures attendues, il s’agit non seu­le­ment de les pro­té­ger mais aussi de pro­té­ger la société toute entière, à l’heure où tout doit être fait pour éviter la sur­charge hos­pi­ta­lière.

 

Concernant, les agents iden­ti­fiés comme vul­né­ra­bles par la circulaire du 10 novembre,  relative à l’identification et aux modalités de prise en charge des agents publics civils reconnus personnes vulnérables, 

il est important qu'ils soient largement informés, dans les meilleurs délais, qu’ils ne doi­vent pas venir sur le lieu de travail et qu’ils puis­sent béné­fi­cier d’auto­ri­sa­tions spé­cia­les d’absence s’ils ne peu­vent pas télé­tra­vailler. En effet, le flou qui règne ces dernières semaines sur leurs droits est dan­ge­reux.

 

Par ailleurs, le fait d’avoir réta­bli l’appli­ca­tion du jour de carence depuis juillet 2020 est un élément qui a contri­bué à aggra­ver la pro­gres­sion de l’épidémie puis­que cela conduit les agents (comme ceux sala­riés du privé !) à mino­rer leurs symp­tô­mes pour éviter des pré­lè­ve­ments sur salaire. Il faut d’urgence cesser cette logi­que et abro­ger le jour de carence, injuste et inef­fi­cace en temps normal mais encore plus en période épidémique.

 

Enfin, un cer­tain nombre de ser­vi­ces conti­nuent à fonc­tion­ner en présentiel. Nous convenons qu’ils soient essen­tiels à la réalisation de nos missions de service public, cepen­dant leur fonc­tion­ne­ment ne peut se faire au détri­ment de la santé et de la sécu­rité des agents, voire des usagers.

Toutefois, les mesures de protections ne sont pas toujours suffisantes ou parfois même incompatibles avec les consignes de sécurité à respecter durant le plan Vigipirate "urgence attentat".

Nous regrettons notamment que les agents soient stigmatisés à cause de moments dits de "convivialité" par nos directeurs. Ce terme laisserait à penser que les personnels organisent des "covid party" !

Nous deman­dons également des recru­te­ments sup­plé­men­tai­res pour que les net­toya­ges et désin­fec­tions des locaux soient réalisés plusieurs fois par jour.

Le principe de rejeter la faute sur les agents en cas de contamination au Covid est inadmissible dès lors que l'employeur n'aurait pas pris toutes les précautions nécessaires. N'oublions pas qu'à l'instar du privé, les fonctionnaires doivent pouvoir exercer leur activité dans des conditions de sécurité, sans altération de leur santé. Les employeurs publics sont tenus d’appliquer un certain nombre de règles en matière de santé physique et mentale, définies pour partie dans le code du travail. L’employeur public est tenu d’une obligation de sécurité de résultat. En cas de non-respect de cette obligation, sa responsabilité peut être engagée.

 

 

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