Ce groupe de travail aborde l'informatique et le nomadisme en douane, le Directeur du système informatique a voulu le maintenir pour finaliser les questions par les besoins grandissants de mobilité tout en abordant le sujet AGNET car le marché public avec le prestataire (Airbus) doit prochainement être finalisé.

A l'ordre du jour, l'équipement (surtout des smartphones) et le système AG-NET.

I - Les dotations de smartphone

La Direction Générale revient sur le fait que le smartphone est évolutif car il doit accueillir de plus en plus d'applications au fil du temps. Elle relève sa très grande utilité récente pour le contrôle des attestations de déplacement lors du confinement : en téléchargeant une application pour lire les QR codes, les agents pouvaient aisément les vérifier. Dans un premier temps, quelques SU en ont été dotés, ils le seront tous tous à terme. En parallèle, de plus en plus d'agents AG-CO vont en être dotés. Le but de la Direction Générale est de voir l'ensemble des agents dotés de téléphones portables.

La Direction Générale a expliqué que dans les prochaines années, le smartphone va devenir l'outil principal de travail à distance pour obtenir et échanger des informations douanières ou extérieures.

Pour nous, ce smartphone ne doit être allumé qu'au début du service et doit être reposé dans un lieu de stockage approprié à la fin du service (à l'instar des armes), et cela pour des questions de sécurité évidentes.

Nous revendiquons qu'à l'occasion du déploiement de cet outil des palliatifs (problème de la durée d'utilisation des batteries très limitée) et des aides à l'utilisation soient prévus. Il faut que tous les agents puissent être dotés d'un kit mains libres, et que pour l'usage d'AG-NET, une distinction entre piétons et motards soit faite.

Nous relevons les problèmes de couverture réseau qui concernent la plupart des zones montagneuses ou vallonnées, et demandons que l'administration fasse une enquête auprès des marins qui ont des contraintes spécifiques liées à la mer.

Que les TSI qui sont prévus en niveau 1 de la chaîne d'assistance, soient formés, équipés et mieux intégrés car à l'heure actuelle, ils ne peuvent rien faire hormis que constater les pannes.

Et nous terminons notre intervention en disant qu'il est dommage qu'autant d'argent public ait été gâché dans les tergiversations de l'administration quant au choix des technologies et des projets successifs qui ont souvent été abandonnés au moment de leur généralisation, tout cela en raison d'un mauvais choix fait il y a vingt ans (fin du réseau radio propre à la Douane). Encore aujourd'hui, le système D prédomine partout pour avoir un moyen de communication fiable, amenant les agents à utiliser encore massivement les anciens DMR qui sont tous en fin de vie.

II - Présentation d'AG-NET.

Il s'agit d'une solution de communication qui sera déployée sur tablette (procédure de secours du CODT), PDA et PC (terminaux opérateurs du CODT).

Le dispositif devrait être déployé pour l'ensemble de agents SURV terrestre et permet l'envoi de SMS, de vidéos Live,... La DGDDI a mené une première expérimentation en 2018 (septembre à décembre) et seule la brigade de Marne-le-Vallée continue à l'utiliser malgré la fin de cette expérimentation.

La Directrice Générale a demandé à étendre ce panel de testeurs (530 agents) répartis sur 2 zones de compétence de CODT (Paris et Metz) + 2 échelons DOD. SI a désiré avoir autant de personnes testeuses car ils estiment que la solution n'avait pas été poussée dans ses retranchements jusqu'à présent (ils veulent maximiser les situations : contrôles dynamiques, en enquête, contrôle embarqué, contrôle de bateau à quai).

Au niveau des accessoires, les agents seront tous dotés d'un kit piéton (personnel), de nouveaux micros/switches pour les CODT et pour les motards, une solution qui leur est dédiée (elle permet de gérer les flux GSM, les flux AG-NET et les flux Smart) a été développée par une société externe.

Nous attirons l'attention qu'au vu des DI et brigades choisies, le critère de la zone de couverture sera tronquée car toutes sont dans des zones couvertes (à quelques exceptions près, très localisées), et demande pourquoi des brigades dans les Alpes ou à la frontière pyrénéenne, où les zones blanches sont nombreuses, n'ont pas été intégrées.

Nous demandons également si des dispositifs de protection physique des téléphones (coque, protège écran panzer, etc...) sont prévus par défaut ou si un budget spécifique est prévu car jusqu'à présent ce sont les DI qui les acquièrent sur leur propre BOP quant elles le veulent ou le peuvent. Le DSI intervient alors pour indiquer qu'il est conscient que les équipements de protection sont une nécessité, mais que budgétairement cela ne passera pas car trop onéreux. Il va toutefois essayé de trouver des crédits pour l'acquisition de tels dispositifs. En attendant, il faudra voir avec chaque service déconcentré.

A la question des OS demandant si la SDSI avait travaillé sur la problématique des marins, l'administration répond que seuls les services terrestres sont pour l'instant concernés et qu'ils n'ont pas traité le cas des marins en raison des limitations en mer des GSM. L'UNSA Douane demande alors pourquoi l'utilisation des téléphones satellites n'a pas été choisie car cela remplierait parfaitement le rôle attendu. Le DSI répond que si techniquement ça passera, financièrement non. Il lui faut donc trouver une solution financièrement viable car les points de diffusion/émission sont très onéreux. De plus, il a ajouté que la structure métallique des bateaux n'est pas idéale pour l'utilisation des smartphones.

La charge de la batterie a fait l'objet d'une attention particulière, et doit faire l'objet de tests en chambre par Airbus et Orange. L'administration a demandé et obtenu qu'il y ait par escouade la possibilité de faire afficher la charge de batterie des collègues ainsi que la couverture réseau de chacun.

L'UNSA ajoute que cela serait plus simple parce qu'avec la multiplicité des terminaux, les contrôles à faire avant/après chaque sortie, le contrôle des couvertures, etc.., cela risque d'être une trop grande charge pour le chef d'escouade mais aussi une augmentation exponentielle de ses responsabilités vis-à-vis de ses agents.

Sur la gestion éventuelle des pannes de terminaux par les TSI et l'obligation pour eux d'avoir des PDA de secours, l'administration répond qu'ils seront mis dans la boucle, mais que durant toute la phase d'expérimentation, elle souhaitait qu'Airbus (le prestataire) soit le seul sollicité jours et nuits. Les TSI voient encore leur champ de compétence étendue sans être formés/informés/compensation, les soucis de recrutement risquent de s'accentuer.

III - La mobilité, avec le télétravail, et les applications sur lesquelles il faut déterminer les intérêts et axes d'amélioration.

Des évolutions technologiques qui offrent désormais de nouvelles possibilités ou l'ouverture de certaines fonctionnalités à la DGDDI qui étaient interdites: mais,qui, doivent faire l'objet d'une réflexion et d'une stratégie globale avec des axes d'amélioration. Il est nécessaire de prendre ce projet dans sa globalité, car s'il comprend bien une partie matérielle, il faut aussi assurer la conduite du changement qui va avec.

Ce Gt informatique et nomadisme en Douane, nous laisse un gout amer d'inachevé, car derrière l'informatique, il y a des Femmes et des Hommes : il serait enfin temps de s’intéresser à leur métier et des perspectives qui leur sont offertes au sein de notre administration ! GT après GT, les sujets informatiques sont abordés sans qu'une politique globale soit définieLe système informatique est en constante évolution avec des trajectoires pas assez bien définies que nous aimerions aborder lors d'un prochain GT, tout en constatant que la Direction Générale essaye encore et toujours vainement de rattraper sa grande erreur d'avoir mis fin à son réseau radio il y a presque vingt ans...

 

CR Détaillé

GT/CTR