déclaration liminaire au Groupe de travail des Lignes Directrices de Gestion 2026 : version intégrale à consulter ici
L'alliance UNSA/CGC Douanes exprime une opposition profonde aux Lignes Directrices de Gestion, perçues comme un dispositif opaque, inéquitable et contraire à l’esprit du dialogue social. Depuis leur instauration en 2020 dans le cadre de la loi Dussopt, les LDG affaiblissent la transparence et la collégialité, en remplaçant le contrôle paritaire par un système unilatéral où nos propositions sont presque toujours écartées. Ainsi, nous dénonçons un exercice annuel qui ressemble davantage à une mascarade de concertation qu’à un véritable échange loyal.
Malgré ce cadre contraint, notre alliance participe au groupe de travail pour défendre des orientations constructives et tenter d’atténuer les effets injustes des LDG. Nous rappelons que les LDG Mutations devaient initialement ouvrir des perspectives de mobilité fonctionnelle et de formation, et demandent désormais à l’administration de démontrer que cet objectif est réellement atteint. Nous alertons également sur la hausse continue des postes à profil, qui représentent déjà 31 % des mutations en 2025, et donc un risque de sélection discrétionnaire contournant le barème.
Concernant les résidences peu attractives, l'UNSA et la CGC Douanes regrettent l’absence d’évaluation sérieuse du dispositif actuel et soulignent son inefficacité. A l'inverse, nous défendons des approches incitatives (aides au logement, soutien à la mobilité, garde d’enfants, indemnité de fidélisation) estimant qu’elles seraient plus efficaces et plus justes que les mesures coercitives prévues par les LDG.
Sur les LDG Promotions, nous réaffirmons nos revendications :
- création de comités locaux de suivi,
- définition de critères objectifs mêlant ancienneté, égalité professionnelle et évaluation,
- harmonisation interrégionale des CREP, encadrement de la mobilité lors des promotions,
- des seuils minima par liste d’aptitude,
- des études de cohorte pour mesurer l’impact réel des LDG dans le temps.
Au final, nous appelons l’administration à renouer avec l’ambition initialement affichée en 2020, celle d’une gestion transparente, sincère et équitable, et à mettre fin à une opacité devenue intenable.