En ce début d’année 2026, l’UNSA Douanes souhaite d’abord adresser ses vœux aux douanières et aux douaniers. Des vœux de santé, de sérénité, mais aussi, et surtout, de reconnaissance concrète.
Car les mots ne suffisent plus. Les agents attendent des actes.
Depuis des mois, les discours politiques se succèdent pour rappeler l’importance de la Douane dans la lutte contre les trafics : narcotrafic, contrefaçons, contrebande de tabacs, armes, blanchiment d’argent, explosion du fret express et des colis en provenance notamment de Chine ne respectant pas les normes françaises et européennes.
Sur le constat, tout le monde est d’accord. Sur les moyens, beaucoup moins.
La Douane est l’administration de la lutte contre les trafics. Si l’État veut être crédible, les belles paroles doivent enfin se traduire par des recrutements pérennes, massifs et un renforcement budgétaire à la hauteur des enjeux. On ne combat pas des réseaux structurés avec des effectifs sous tension permanente.
C’est dans ce contexte que se tient ce CSAR, avec à l’ordre du jour la fermeture du service viticulture de Blaye. L’UNSA Douanes le dit clairement et sans ambiguïté : nous sommes totalement opposés à toute fermeture de service, quelle que soit la mission concernée.
Fermer un service, c’est affaiblir la Douane, rompre le lien avec les territoires, dégrader les conditions de travail et envoyer un signal désastreux aux agents comme aux usagers.
Notre position est cohérente et constante : la Douane a besoin de plus de services, pas de moins ; de plus d’agents, pas de suppressions ; de stabilité, pas de démantèlement progressif.
Mais renforcer la Douane ne se résume pas aux effectifs. Cela passe aussi par la reconnaissance salariale des agents déjà en poste.
L’UNSA Douanes revendique une revalorisation substantielle pour tous les douaniers, sans exception.
Nous refusons les approches ne soient que sectorielles, ce qui, sous couvert d’efficacité, créent frustration et sentiment d’abandon chez la majorité des agents. Oui, certains secteurs ont des besoins spécifiques. Mais la réponse doit être collective, faute de quoi on laisse trop de collègues au bord du chemin.
C’est pourquoi nous portons une ligne claire :
- Revalorisation de l’indemnité de risque pour l’ensemble de la surveillance, à hauteur de 30 points ;
- Revalorisation significative de l’ACF pour les autres personnels.
Tous les métiers de la Douane contribuent à l’édifice régalien. Tous. Sans hiérarchie artificielle, sans opposer les missions entre elles. C’est cette vision collective qui fait notre marque de fabrique.
L’UNSA Douanes assume pleinement sa différence : défendre tous les agents, sur des bases réalistes, exigeantes et utiles.
Renforcer la Douane. Refuser les fermetures. Revaloriser tous les agents.C’est notre cap. C’est notre engagement. Et nous ne dévierons pas.