(la publication au format tract est disponilbe ici)
Probité sans protection : l’administration persiste, l’UNSA Douanes alerte !
L’administration a publié sur l’intranet son plan « Probité-Protection », fruit de deux années de préparation. Centré sur la prévention des atteintes à la probité, il s’inscrit dans le plan national anticorruption 2025-2029 porté par l’AFA (Agence Française Anti-corruption). (nous y reviendrons).
Mais derrière les intentions affichées, le contenu s’éloigne nettement de nos attentes en matière de protection des agents. Sur ce point, le plan reste minimaliste : l’administration considère qu’une éthique irréprochable suffit à prémunir les agents contre les risques d’approche et les menaces qui pourraient en découler sur leurs familles.
L’administration complétera son dispositif par une e-formation et des outils de signalement, qu’elle présente comme les marqueurs d’un collectif fort.
Quant à l’exposition des douanières et des douaniers dans l’exercice de leurs missions, elle est jugée « inhérente à la fonction », et donc une contrainte à laquelle il faudrait simplement s’adapter. Lors de sa présentation en Réunion technique du 14 novembre, l’UNSA Douanes a exprimé ses profondes divergences avec ces orientations. Le plan ne répond à aucune des préoccupations portées au nom des agents (à consulter dans la liminaire). Ce décalage pourrait fragiliser la confiance au travail.
Au programme :
- Une visibilité imposée, sans garde-fous ?
- L’anonymat toujours en pointillés...
- Un droit dépassé par les usages
- Commission d’emploi : un silence qui inquiète
- L'anonymisation, un point de tension majeur
- Une posture administrative qui interroge
- Probité ou contrôle ? Une dérive inquiétante
- Une annonce politique et semblable le même jour
L’UNSA Douanes et la CGC Douanes poursuivront leur engagement pour une protection réelle des agents et une probité assumée collectivement. Mais elle prend désormais ses distances avec le plan porté par l’administration.
Fidèle à nos valeurs, nous ne renonceront ni à la protection des agents, ni à l’exigence d’un droit adapté aux réalités du terrain. Cette revendication est juste, légitime et nécessaire.
Nous la porterons jusqu’à son aboutissement.
Le compte-rendu en détail est à consulter ici