Moderniser, c’est bien. Payer, c’est mieux !

LES AGENTS constituent LE SYNDICAT, qui organise LE CONTRE-POUVOIR : rejoignez l'UNSA Douanes !

Ce jour, devait se tenir un groupe de travail sur les rôles et la reconnaissance des chefs d’équipe et sur les astreintes locales.
Lors de la lecture de sa déclaration liminaire, l’UNSA Douanes a posé la seule question qui compte : « Le volet indemnitaire est-il enfin tranché ? »

La réponse de la DG a été claire : non, rien n’est décidé au niveau ministériel.
Alors, soyons clairs, nous aussi : Sans reconnaissance financière, il n’y a plus de discussion possible.

L’UNSA Douanes a donc quitté la séance, refusant de cautionner une énième réunion de façade pendant que les agents attendent toujours du concret et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.

Chefs d’équipe : responsables de tout, payés comme personne.

L’administration veut “clarifier les rôles” mais oublie l’essentiel : la reconnaissance.
Les chefs d’équipe portent à bout de bras la responsabilité opérationnelle (coordination, sécurité, décisions de terrain, conduite des procédures contentieuses, ...) sans statut, ni prime à la hauteur.

Nos demandes sont simples :

  • la sanctuarisation du vivier des chefs d’équipe, sans exclusion en cas de mutation.
  • La reconnaissance financière réelle : une prime mensuelle + une valorisation à la vacation. (Nous restons ouverts sur le format, mais pas sur le principe : une réelle valorisation de la fonction est incontournable)

Astreintes : Encadrer, oui. Exploiter, non.

L’UNSA Douanes a été la première à dénoncer les “astreintes WhatsApp” pratiquées dans de nombreuses brigades. Des agents mobilisés sans cadre, sans texte, sans rémunération, parfois sans récupération… sous couvert de volontariat !!!

Nous avons été entendus : une expérimentation encadrée est enfin envisagée.
Mais à 150 € bruts la semaine, on est encore loin du respect dû à la contrainte que représente une astreinte de 7 jours.

Nos conditions sont claires :

  • Souplesse opérationnelle : plusieurs formats d’astreintes sont possibles (semaine complète, week-end, etc...).
  • Volontariat garanti (ou réel) : aucune pression hiérarchique.
  • Valorisation financière de chaque activation ou octroi d’un repos compensateur clair.
  • Évaluation globale : résultats, mais aussi impact sur la vie privée, la fatigue et la sécurité.

La douane n’est pas un hobby. C’est un métier exigeant, qui mérite salaire et reconnaissance, sans oublier des temps de repos incompressibles entre les services prévus et les « interventions » inopinées.

L’UNSA Douanes restera présente, constructive et exigeante, mais ne participera pas à des réunions où l’administration repousse sans cesse les décisions essentielles. Nos collègues méritent des engagements, pas des promesses.

Reconnaître. Encadrer. Valoriser.
C’est la seule voie possible si l’administration veut redonner du sens et du souffle à la surveillance douanière !

GT/CSA-FS