Un constat s’impose
Face à la montée des trafics, aux intimidations exercées par les organisations criminelles et à la recrudescence des refus d’obtempérer, ce sont les brigades qui se retrouvent en première ligne. Les agents tiennent bon, mais doivent composer avec des pratiques de plus en plus contraignantes : modifications incessantes de la cote, rappels en dehors des heures de service, interventions sur des situations à haut risque.
Dans ce contexte, une réaction de l’administration s’impose. Le projet du GOST (Groupe Opérationnel de Soutien Tactique) peut constituer une réponse pragmatique, à condition d’être rigoureusement encadré, pleinement maîtrisé et respectueux des agents chargés de sa mise en œuvre. Il devra également s’inscrire de manière cohérente dans l’architecture globale du réseau douanier.
L’expérimentation du GOST débutera par une phase de formation de trois mois, avant son déploiement opérationnel à partir du 1er janvier 2026, pour une durée de douze mois. L’évaluation finale devra permettre de déterminer s’il est pertinent, ou non, d’implanter ce type de service dans les autres directions.
Une surveillance accrue
Nos exigences à l’égard de l’administration sont sans équivoque. L’initiative GOST doit viser à renforcer la sécurité des contrôles en assurant une formation adaptée des agents à la gestion des risques accrus. Nous avons clairement indiqué que certaines lignes rouges ne sauraient être franchies :
- Volontariat : aucune obligation de participation.
- Réversibilité : en cas de dérive, l’expérimentation doit pouvoir être interrompue.
- Respect du droit du travail : tolérance zéro pour les zones grises.
- Indemnisation : les risques encourus doivent être justement compensés.
- Traçabilité : chaque incident doit faire l’objet d’un double débriefing et d’un suivi rigoureux
Ces principes étant rappelés, nous avons établi une feuille de route en lien avec le suivi de l’expérimentation, avec trois niveaux de priorité, reprenant chacun des étapes... La suite est à lire ici