(temps de lecture : 1,30 mn)
Un grand office, toujours si peu de moyens
L'ex SEJF a été transformé en office, sous l'impulsion de Gabriel Attal et Isabelle Braun-Lemaire (ministre de tutelle et DG de l'époque), pour répondre aux défis majeurs de la lutte contre la grande fraude financière et les réseaux organisés. Aujourd'hui, l'ONAF souffre d'un mal persistant : l'écart abyssal entre les ambitions affichées par la hiérarchie et la réalité du terrain.
Alors que les enquêtes se complexifient et que la charge de travail explose, les effectifs restent désespérément plafonnés. Pire encore, les agents font face à des difficultés structurelles majeures, à l'image des entraves dans la transmission d'informations essentielles ou du silence assourdissant de la tutelle face aux urgences du service.

Visites domiciliaires douanières : la surcharge de trop
Dernier avatar en date de cette gestion hors-sol : l'intégration d'une mission d'assistance aux visites domiciliaires douanières. Présentée sous le prisme du « continuum », cette nouvelle charge est imposée à des équipes déjà exsangues, sans renforts à la hauteur des besoins (avec une portion congrue d'arrivées d'APJF comparée aux annonces initiales) et en passant totalement sous silence la question de la revalorisation indemnitaire.
Pourtant, par conscience professionnelle et par solidarité avec les collègues du terrain, les personnels s'apprêtent à jouer le jeu de l'expérimentation. Mais qu'on ne s'y trompe pas : cette bonne volonté ne doit en aucun cas être prise pour de la résignation.
Les urgences de l'UNSA Douanes : des actes, pas du mépris
À l'heure où les arbitrages budgétaires de la loi de finances 2027 s'affinent, et alors que le ministère de l'Intérieur débloque des millions pour conforter ses filières d'investigation, l'ONAF est quant à lui ignoré.
L'UNSA Douanes exige des réponses immédiates et concrètes :
- Un plan d'effectifs sincère et pérenne pour permettre à l'office d'exercer ses missions sans épuiser ses agents.
- Une juste reconnaissance indemnitaire, avec notamment la revalorisation tant attendue de la prime ODJ (gelée depuis 2004 !!!) et la création d'un dispositif équivalent pour les OFJ.
Le silence de l'administration ne fait qu'alimenter une colère légitime. Si la tutelle continue de faire la sourde oreille, les agents sauront se faire entendre par d'autres moyens.
L'UNSA Douanes, déterminée et aux côtés de tous les enquêteurs, reste mobilisée pour exiger le respect et les moyens dus à leur engagement !