Déjà frappés par le blocage des salaires et une crise du pouvoir d'achat qui dure, les agents des douanes subissent de plein fouet la flambée des prix à la pompe. En raison de l'implantation géographique de nos services et de nos horaires spécifiques, le recours au véhicule personnel pour se rendre sur le lieu de travail est une contrainte majeure dans notre profession.
Pourtant, le ministère confirme qu'aucun moyen n'est prévu pour aider les personnels à faire face à ces trajets du quotidien. Face à cette sourde oreille institutionnelle, l'UNSA Douanes refuse le statu quo et agit partout où cela est possible.
Début septembre, notre organisation a officiellement saisi la Direction générale pour exiger des mesures simples, rapides et concrètes :
- Adapter les horaires de service à ceux des transports en commun (pour rappel, la prise en charge des abonnements par l'employeur peut atteindre 75 %) ;
- Proposer l’augmentation de la durée des vacations en Surveillance afin de réduire le nombre de déplacements hebdomadaires et mensuels ;
- Revaloriser les indemnités de sujétion, notamment pour les régimes de travail en 12 heures ;
- Déplafonner le nombre de jours de télétravail pour autoriser 3 jours par semaine aux agents qui le souhaitent ;
- Verser une prime de transport exceptionnelle pour tous les personnels exclus des autres dispositifs.
Un ancien slogan disait : « Quand on n'a pas de pétrole, on a des idées ! » Il est grand temps que la Direction générale fasse preuve d'initiative pour soutenir ses agents. L'UNSA Douanes interviendra sans relâche jusqu'à l'obtention de ces arbitrages !