L’intersyndicale des Douanes de BRETAGNE
CFDT CGT FO SOLIDAIRES UNSA

- DENONCE l’impréparation de l’État Français face à un défi majeur pour l’Union Européenne : le BREXIT, sortie de la Grande Bretagne du Marché Commun.
Depuis 25 ans, notre administration, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects, subit un plan social qui ne dit pas son nom : baisse continue des moyens et des effectifs.
6000 emplois supprimés soit une moyenne de 240 par an. Les agents des DOUANES exercent déjà leurs fonctions dans des conditions difficiles, sous pression continue.
Gouverner c’est prévoir or, depuis 3 ans rien n’a été fait pour anticiper le BREXIT par un recrutement de nouveaux douaniers à la hauteur des enjeux. Notre administration en est réduite à proposer en catastrophe, à deux semaines de l’échéance, des détachements temporaires à des volontaires exerçant dans des services non frontaliers.
Conséquence : on s’achemine vers des contrôles au rabais, allégés, avec les risques que cela induit : contrebande d’armes, de cigarettes, de produits stupéfiants, de contrefaçons, évasion de capitaux, importation de produits sensibles ne répondant pas aux normes européennes tels que médicaments, jouets, agroalimentaire.

Pour ce qui concerne la BRETAGNE , les ports de ROSCOFF et ST MALO seront plus particulièrement touchés mais le BREXIT n’impactera pas que les services frontaliers ou les aéroports : l’ensemble des sites douaniers devra faire face à une explosion de leurs charges de travail, que ce soit BREST, QUIMPER, ST BRIEUC, RENNES et LORIENT.
L’implantation prévue d’un Bureau des Douanes en charge du dédouanement des marchandises sur le port de ROSCOFF a été abandonnée à quelques semaines du BREXIT sans augmentation des effectifs du Bureau de BREST qui sera principalement impacté par l’augmentation des formalités.
Le manque d’effectif sera, bien sur, source de gêne voire de blocage pour les opérateurs économiques (exemple : retards aux embarquements et débarquements des ferries, retard dans les formalités d’import ou d’export) et pour les voyageurs (formalités renforcées puisque passage de statut européen à statut pays tiers) empruntant les ports (ferries , paquebots et plaisance) et les aéroports principaux ou secondaires.

- RECLAME un abondement important et immédiat des effectifs sur l‘ensemble des sites douaniers et l’adaptation des infrastructures aux nouvelles contraintes.
Pour exemple l’effectif prévu (passage de 28 à 34 agents) pour la brigade de ROSCOFF ne permettra pas d’assurer le contrôle et les formalités lors des embarquements et débarquements des ferries, la Brittany Ferries ayant annoncé un doublement des rotations journalières avec la Grande Bretagne pour cause de BREXIT.
Les aménagements actuels des locaux (prévus pour 14 personnes) et des aires de stationnement ne permettront en aucun cas d’absorber l’importance des nouveaux flux.

- EXIGE la reconnaissance de la qualité du travail fourni par la revalorisation du taux horaire des heures de nuit, dimanche et jours fériés , de la prime de risque pour les brigades de surveillance et de l’allocation de fonction des agents de la branche opérations commerciales et l’attribution d’une prime BREXIT .

Les douaniers bretons restent mobilisés et vigilants sur la suite donnée à ces revendications
ROSCOFF le 07 mars 2019

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