Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Nous sommes réunis ce jour pour le troisième CHSCT S de l’année. Le contexte dans lequel il se tient est toujours particulier, car même si nous sommes dans une période de reprise d’activité il n’en demeure pas moins que la pandémie perdure. Le climat qu’elle génère est toujours aussi anxiogène pour l’ensemble de la population et la douane n'est pas épargnée.

À la lecture de l'ordre du jour, nous constatons une multiplication des fiches RPS, est-ce un pur hasard ou une réelle mutation dans le style de management qui engendre cette recrudescence ?
Notre administration veut-elle mettre en pratique les théories de Hobbes qui prétend que grâce à la peur, considérée comme une des passions fondamentales le souverain peut maintenir le peuple dans l’obéissance. Si c’est la future ligne directrice choisie, l'UNSA mettra tout en oeuvre pour la combattre. Monsieur le président lors de notre premier CHSCT S vous nous aviez laissé espérer que le dialogue était la solution. Quelques mois plus tard nous nous interrogeons, au lieu d’expliquer la hiérarchie impose sans chercher la moindre pédagogie. Certes tout n’est pas source à débat mais refuser le moindre échange engendre une incompréhension des agents. Ces femmes et ces hommes qui ont toujours répondu présents même au plus fort de la crise et qui aujourd’hui sont remisés au simple rang d’exécutant. Se priver de la richesse de tous ces agents est un non-sens qui ne peut que faire reculer la Douane, nous esperons Monsieur le Président que le navire va changer de cap. Un agent proactif est beaucoup plus performant et l'infantiliser ne servira qu’à une seule chose générer un climat social des plus dégradés.
L'après crise doit se faire en se servant de la richesse de tous et non pas en s’appuyant sur un prosélytisme d'une autre époque, l'UNSA y veillera en accompagnant tous les agents qui souffriraient de cette injustice, merci de votre attention.